Comment DEVELOPPER L'EMPLOI LOCAL avec EURATLANTIQUE

Publié le par C.R.

Afin que l’opération OIN (Opération d’Intérêt National) dite également EURATLANTIQUE soit profitable aussi aux emplois, il serait souhaitable que le cahier des charges, avant la vente des terrains aux futurs aménageurs privés ou publics précise certains points.

 Cette question se pose d'autant plus que les petites entreprises locales sont la plupart du temps exclues des opérations de partenariats public-privé qui tendent à se multiplier au bénéfice des grands groupes comme Bouygues, Vinci, Eiffage. (voir un article récent du journal Sud-Ouest à ce propos)


Voici listés, les premiers points qui nous semblent indispensables pour dynamiser l’économie locale (avec une application systématique pour les marchés publics ou privés  des futurs aménageurs).

 

Une clause d’insertion

Une clause d’insertion obligatoire avec un minimum d’heures réservées à des demandeurs d’emplois telle qu’elle est pratiquée dans certains appels d’offres publics (le contrôle se ferait par les Plie qui le gèrent déjà pour les collectivités).

Privilégier les emplois locaux

Un minimum d’emplois réservés prioritairement à des emplois locaux :

  • à des emplois prioritairement provenant du territoire de la CUB
  • à des emplois prioritairement provenant du territoire de la Gironde
  • à des emplois prioritairement provenant du territoire de la région Aquitaine

Favoriser le tissu des PME

Les marchés de construction et d’aménagement ne seront plus passés en «entreprise générale» mais en lots séparés.

Ceci permettrait aux PME d’avoir accès aux divers appels d’offres et éviterait que les « majors » ne monopolisent les marchés (avant de les sous-traiter).

Des matériaux locaux

Dans la mesure du possible un avantage serait accordé aux matériaux en provenance de la région et fabriqués en France (privilégier les circuits courts).

(Évitons d’acheter des pavés en Chine comme pour le tramway ou de transporter depuis l’Italie le tablier métallique du pont) et ce afin de réduire l’impact environnemental.

 

D’autres questions pourraient être posées 

  • Comment sont vendus les terrains aux aménageurs ? Y a-t-il un appel d’offre ?
  • Le citoyen aura-il accès au cahier des charges pour chaque terrain.
  • Un chauffage urbain forcément plus économique sera-il envisagé (il pourrait être à basse température, et être produit à travers des chaufferies de quartier avec des sources d’énergies différentes).
  • Dans le cadre de la concertation, comment les citoyens pourront s‘assurer du suivi des décisions prises.
  • Les espaces verts des résidences, bureaux, commerces etc. ne seront pas clôturés et rien ne les séparera des espaces publics (afin d'éviter l'effet prison).

Christian ROBERT

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JPP 02/02/2012 19:04

Je suis d'accord sur le principe car effectivement les "grosses cylindrées" gagnent souvent les PPP (partenariat public privé) au dépend des petites et moyennes entreprises alors qu'ensuite il
n'est pas rare qu'elles sous-traites à ces même PME à des conditions qui parfois les conduisent au dépôts de bilan.