Evaluation du dispositif...

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1 PROJET DE FRANCHISSEMENT J.J.BOSC :


L’EVALUATION DU DISPOSITIF DE CONCERTATION
PAR LES MEMBRES ASSOCIATIFS DU COMITE PERMANENT DE CONCERTATION


Avertissement :
Le contenu du document présent a été rédigé à partir des réponses au système d’évaluation proposé
qui est présenté ci-après. Les quelques commentaires se sont imposés, inspirés par des échanges avec
les membres du Cpc. Ils peuvent évidemment ne pas être partagés par tous. Les désaccords et
réactions sont donc légitimes et recevables.


Table
INTRODUCTION/PRESENTATION 1
L’expérience peut être considérée comme positive 3
Une triple volonté partagée par tous les acteurs qui se sont exprimés
CONCERTATION RESUSSIE, MAIS AVEC QUELQUES RESERVES 4
La satisfaction concernant les points à traiter par la concertation
A propos de « l’efficacité » des différents outils de la concertation 5
LES ATELIERS 5
Insuffisance de participation des habitants dans les ateliers
La dynamique des ateliers 6
La documentation et les études 7
Les services techniques 8
LES REUNIONS PUBLIQUES, LA REUNION DE RESTITUTION, LA
COMMUNICATION,INTERNET, LES REGISTRES
8
LE COMITE PERMANENT DE LA CONCERTATION 9
Composition et participation
Contenu des échanges 10
Les fonctions du Cpc
LES GARANTS 10
LA CONCERTATION, ET LES BUTS PROPRES AUX ASSOCIATIONS 11
CONCLUSIONS , ET MISES EN PERSPECTIVES 12


INTRODUCTION/PRESENTATION

Afin de préparer la réunion du CPC du janvier pour sa partie évaluation du dispositif de
concertation, une proposition de « grille d’évaluation » avait été envoyée aux associations
représentées, puis dans une deuxième étape, à l’ensemble des membres du Cpc.
Cette grille a été conçue, en prenant appui sur le contenu de la « charte de la concertation »,
et afin d’évaluer ses engagements, puisque il s’agissait là du « contrat » liant les membres du
Cpc, même si celle-ci a pu être perçue par une association comme un élément « verrouillant
le cadre général de la concertation »1
7 grilles remplies ont été retournées. Toutes issues de représentants associatifs, ce à quoi il
convient de rajouter si l’on veut intégrer l’ensemble des expressions préalables à la réunion
d’évaluation en Cpc , celle réalisée dans une forme différente par une association1
7 grilles retournées, cela peut paraître peu. Pourtant, c’est la mobilisation associative qui
s’exprime le mieux, là encore comme dans les ateliers et dans les réunions du Cpc.
Autrement dit, ceux qui participent à l’évaluation sont ceux à peu de chose près, qui
participent régulièrement au Cpc et dans les ateliers : 7 retours plus le bilan de forme
différente1, c'est-à-dire 8 contributions « évaluatives » pour 10 associations représentées au
Cpc, ça n’est pas si mal. Et ce, d’autant plus que certains représentants associatifs n’ayant
jamais participé au Cpc, il était difficile d’imaginer qu’ils en évaluent le dispositif !
Rajoutons enfin à propos de cette évaluation, qu’elle n’était pas prévue dans la charte, et
donc ne constituait pas l’un des éléments du « contrat » de départ, ni à fortiori d’une des
étapes inscrites dans son échéancier. Aucun outil n’avait été préparé à cet effet. Si
l’évaluation est considérée comme une phase indispensable du processus, à visée
« formative », on peut considérer comme essentiel qu’elle soit prévue dès le départ et dotée
d’outils construits avec les acteurs accompagnés d’une aide technique..
Voici une synthèse du contenu de ces réponses, à laquelle seront intégrés autant que
possible, les éléments relatifs à l’évaluation de forme différente22 qui entrent cohérence
avec la grille.
Cette synthèse s’appuie aussi sur le travail effectué par les étudiants de l’université Bx 1, et
par ailleurs, elle n’a pas vocation à se substituer à l’évaluation particulière que chaque
membre du Cpc a pu produire.
--------------------
1 Bilan de l’association Relai C du 5 janvier 2011. Nommée ici en tant que telle puisque ce document a fait l’objet d’une
diffusion publique par cette association sur son site internet Relai C http://www.relai-c.org/relai-c-nouveautes.phtml, sur
Sud Ouest du 18 janvier 2011, par diffusion électronique aux membres associatifs du Cpc).
2 Bilan Relai C du 5 Janvier 2011

3
L’expérience peut être considérée comme positive puisque la quasi-totalité des
questionnaires indique :
· D’une part que ce dispositif « mérite » bien le qualificatif de concertation.
· D’autre part : que les recommandations qui ont été produites sont considérées
comme pertinentes et représentatives des échanges ayant eu lieu dans les ateliers.
Une association se démarque de cet ensemble, qualifiant la concertation « d’échec total »3,
ce qui ne l’empêche pas d’ailleurs de s’inscrire dans la demande d’une nouvelle phase de
concertation, revue et corrigée en fonction des ses attentes, pour les projets en cours et à
venir.
Dans le détail des réponses on peut relever des observations qui, si elles ne remettent pas
en question l’appréciation positive, indiquent ses insuffisances et ses limites.
Une autre conclusion importante ressort de cet ensemble de réponses : Une triple volonté
partagée par tous les acteurs qui se sont exprimés dans cette évaluation :
· Suivre le devenir des recommandations et notamment en ce qui concerne la place
qu’elles prendront dans les décisions relatives au projet de pont.
· Accompagner ce même projet tout au long des différentes phases, jusqu'à son
achèvement.
· Prolonger cette expérience de concertation en l’améliorant pour notamment
favoriser une meilleure mobilisation citoyenne, dans le cadre du projet de pont
mais aussi, au travers des autres projets qui vont impacter les territoires des villes
de Bordeaux, Bègles et Floirac notamment, (Euratlantique, l’ORU de Bègles, celui
de Floirac ainsi que la Zac des quais, Zac des quais à Floirac, Arena, etc..).
Conclusion qui s’impose lorsque l’on fait l’inventaire des nombreuses propositions
contenues dans la plupart des grilles d’évaluations qui ont été retournées. Des propositions
partant de positions critiques relatives à l’expérience vécue, et visant à améliorer le
dispositif en vue de futures perspectives de concertation. Propositions et attentes indiquant
que la fonction de concertation ne doit pas s’arrêter au stade de production des
recommandations, et qu’elle doit concerner l’ensemble des projets qui concernent les villes.
Il conviendra de noter, remarque essentielle, les effets du travail effectué dans le Cpc et
dans les ateliers. Là aussi, la plupart des réponses montrent la satisfaction ressentie d’avoir
rencontré d’autres acteurs associatifs, techniciens, élus parfois et d’en avoir tiré des
bénéfices tant à propos de l’objet de la concertation, qu’à propos de l’activité et des buts
propres à chaque association. Des bénéfices sont acquis, partant de l’expérience et des
connaissances des autres, « spécialisés » dans le domaine de la protection de
l’environnement ou bien dans celui, à dominante « sociale » relatif aux associations à
vocation citoyenne de quartiers ou de villes qui « travaillent » le lien social.
Ces rencontres et confrontations ont engendré de l’engagement et un travail collectif
parfois, ainsi qu’une synergie naissante au service de la dynamique de la démocratie locale,
que chacun veut voir se prolonger et se développer.
3 Ibid. (même endroit)
4
_______________
Venons en maintenant aux détails :


CONCERTATION REUSSIE CERTES, MAIS AVEC QUELQUES RESERVES

· Concertation réussie du point de vue de sa production, puisque les recommandations
émises sont considérées comme représentatives des échanges dans les ateliers, et
pertinentes.
· Concertation reconnue comme telle, du fait des échanges et de la confrontation
présents durant les ateliers. Les ateliers apparaissent comme une phase importante
de cette concertation, si l’on considère la quantité de réponses et commentaires à ce
propos.
· Concertation limitée quant à sa légitimité ou sa « force » si l’on peut dire» du fait de
la participation quantitativement faible des habitants au sein des ateliers. Cette
observation, unanimement partagée est complétée d’observations, ou bien
d’hypothèses, qui du point de vue des « évaluateurs », peuvent expliquer le
phénomène. Des propositions sont faites, visant à améliorer le dispositif. Nous
reviendrons sur ce point.
· Quelques réserves exprimées dans quelques évaluations, et notamment relatives à
l’insuffisance de visibilité des enjeux fondamentaux des projets.
La satisfaction concernant les points à traiter par la concertation
S’il apparaît dans les réponses que la concertation a permis de traiter complètement « des
objectifs du projet4 », par contre il n’en va pas de même pour les autres points qui ne
recueillent pas une satisfaction unanime. Une attente visant à suivre ou approfondir ces
autres points s’exprime dans les réponses. :
· Les « mesures de précaution et de correction des effets indésirables », « les partis
d’aménagements envisagés », sont considérés comme incomplets.
· La « façon dont un tel franchissement se raccorderait aux infrastructures » doit être
approfondie et notamment pour ce qui est des trémies dont la définition apparaît
imprécise, et rend difficile la possibilité de se déterminer pour telle ou telle solution
de raccordement (ou telle ou telle sorte de trémie).
· Les mesures « des impacts sur l’environnement » doivent être complétées par les
études d’impacts, car les éléments fournis dans les études durant la concertation
sont perçus comme insuffisants voire contestables.
4 Les termes entre guillemets de ce paragraphe sont ceux qui figurent dans la charte en page 3.
5
Une association5 considère que la concertation est passée à coté des aspects sociaux et
environnementaux, et également des projets Euratlantique, Lgv, Arena etc..
Cette concertation avait pour objet le franchissement J.J. Bosc, mais en aucun cas les projets
ci-dessus nommés. Pour autant, les interactions entre le projet de franchissement, les flux
de circulation qui vont le traverser, les modes de déplacements choisis d’une part, et les
autres projets n’ont pas échappé aux participants des ateliers (voir recommandation N° 18)
et aux « évaluateurs associatifs » qui revendiquent la mise en place d’une concertation
transversale. Ce sera là une autre étape permettant de donner une efficacité accrue aux
acquis de la concertation JJ Bosc.
A propos de « l’efficacité » des différents outils de la concertation
L’essentiel des observations concerne les ateliers, nous l’avons dit. Reprenons donc les
différents éléments contenus dans les réponses.


LES ATELIERS
Insuffisance de participation des habitants dans les ateliers
Parmi les participants des ateliers, une proportion importante de membres associatifs du
Cpc, quelques habitants, quelques élus (de Bègles essentiellement, accompagnés de
personnel technique, et un peu de Floirac) .
Comment comprendre cette faiblesse de participation ?
Beaucoup a été dit et écrit à ce propos. Probablement, les observations effectuées en lien
avec ce constat, les hypothèses, ont-elles un certain intérêt. Mais qu’en est il de leur pouvoir
explicatif de ce phénomène ? Il faudrait, pour répondre à cette question, effectuer une
étude approfondie de nature sociologique.
En attendant cette éventualité, il peut être tout à fait utile de faire l’inventaire de ce qui a
été indiqué dans les réponses :
Observations relatives à la communication :
· Retard dans la transmission (voire non-réception) des tracts (flyers) et affichettes à
distribuer aux habitants.
· Formulation relative aux objectifs et modalités des ateliers peu compréhensible pour
l’habitant.
· Moyens d’information limités et moindres que pour la réunion de restitution ;
Observations liées à la dynamique et aux contraintes
· Temps écoulé entre réunions publiques et ateliers trop longs (rupture du lien
dynamique)
5 Bilan Relai C du 5 Janvier 2011
6
· Manque d’implication des mairies pour impulser la dynamique avec les associations
locales (un peu de distribution d’affiches sur Bègles, aucune info sur les sites des
mairies).
· Concentration des réunions d’ateliers sur une période très restreinte.
· A Bordeaux sur le quartier Belcier-Carles Vernet, cette concertation pouvait être
considérée comme faisant « double emploi » avec celle déjà engagée sur le projet
d’aménagement de la gare et d’Euratlantique, pour les élus mais surtout pour les
habitants.
Observations et hypothèses relatives aux « représentations » qu’ont les habitants à propos
des propositions de concertations qui leur sont faites
· Exprimé par les adhérents de l’association (comité Prêche à Bègles et dans une
certaine mesure à Floirac pour le premier point) :
o Les décisions sont déjà prises, la concertation ne sert à rien.
o C’est trop compliqué pour nous.
o « Effet » Euratlantique : le franchissement sera déterminé par ce projet
· Supposé par les représentants associatifs : phénomène lié à la délégation de pouvoir
et à la nouveauté de l’expérience.
Autre observation
· Les comités de quartiers de Bègles ont constaté que le nombre de participants lors
d’une réunion d’information spécialement organisée à propos du projet de
franchissement était de 70 personnes. Très peu, parmi ces personnes sont venues
dans les ateliers.
Pas de conclusion donc sur ce chapitre, mais des pistes de réflexions à propos de la
participation des habitants et des conditions à réunir pour l’améliorer.
Mais aussi des propositions telle celle consistant prévoir à organiser le dispositif de
concertation par thématique : un ensemble réunion publique -réunions en atelier en suivant,
et ce pour chaque thème.
Et puisqu’il est question de démocratie, dans cette recherche de participation, il faudra
bien s’interroger sur le fait que quoique l’on fasse, le travail en atelier ne pourra jamais
réunir des masses de population. Il faudra de toutes façons se poser la question de
l’articulation entre le travail d’approfondissement et de production effectué par quelques
dizaines de citoyens et la « validation » de l’ensemble des citoyens. Quelles dispositions
adopter pour permettre la légitimité du nombre. Nécessité d’articuler démocratie
participative et représentative ?
La dynamique des ateliers
· Moment charnière que celui situé avant le troisième atelier, au cours duquel des
propositions écrites formalisant et reformulant les points des débats antérieurs,
7
furent présentées. De l’avis quasi unanime, cette contribution permit de dépasser les
difficultés constatées lors de la deuxième réunion, au cours de laquelle le sentiment
de « tourner en rond » était ressenti.
Cette rupture permit de passer à une production formalisée, discutée par les
participants et conduisant à la rédaction des recommandations.
La présence de cette phase paraît essentielle dans un dispositif de concertation,
qu’elle soit prise en charge par l’animation ou par les participants eux-mêmes.
· Un manque de cadrage des ateliers, fait l’objet de quelques remarques. Une
préparation plus importante aurait sans doute été nécessaire avec les personnes
censées encadrer ces ateliers ?
Mais deux obstacles à cela :
- Manque de temps dù à un nombre conséquent de réunions dans un laps de
temps réduit, à cette période.
- Difficulté ressentie par quelques représentants associatifs pour gérer une
situation paradoxale : à la fois leur rôle de représentant d’association porteur des
intérêts et des positions de ses mandants, et d’autre part celui consistant à
animer le dispositif sous mandat de la Cub ; ceci conduit l’intéressé à mettre en
sommeil ses convictions pour encourager l’expression des autres participants et
pose le problème du statut de représentant associatif dans une telle réunion.
La documentation et les études
La plupart des réponses indiquent une utilisation problématique dans les ateliers.
L’ensemble de documents est resté pas ou peu utilisé :
· Volume trop important, impossible de les assimiler, voire de les comprendre.
Manque de temps pour les lire, manque de synthèse des documents au départ,
manque de clefs de compréhension.
· Quelques critiques quant à leur contenu jugé parfois insuffisants, contestable, aux
choix de critères de référence.
· Il est signalé également que leur présentation n’a pu toujours être faite de manière
satisfaisante en Cpc.
· Remarques également valables à propos du recueil de contributions pour ce qui est
du volume, et du temps nécessaire à leur consultation etc..
La légitimité démocratique des ateliers suppose t’elle que les participants se soient
approprié l’ensemble des données techniques ? Est- ce possible ?
Et pour parvenir à cela que faire : des efforts pédagogiques, des documents vulgarisés ?
Simplifiés ? Est-il imaginable de susciter une appropriation technique ou autre, si une
attente n’existe pas à ce propos ? Faut il devenir expert pour avoir le droit à la participation
démocratique ?
8
Et la décision des élus, peut on dire qu’elle est toujours ou fréquemment basée sur une
connaissance techniquement éclairée des dossiers dans la mesure ou la plupart d’entre eux
ne participe pas aux Cpc et ateliers ?
Les services techniques
De l’avis grandement majoritaire, ils ont été présents, ont joué le jeu, essayé de faire le
maximum dans une expérience probablement nouvelle pour eux, ont bien compris leur rôle,
apporté les explications demandées, participé aux échanges. Ils ont répondu à des
demandes complémentaires hors cadre des réunions prévues. Il est noté que ce rôle là a été
plus approfondi lors des réunions de Cpc.


LES REUNIONS PUBLIQUES, LA REUNION DE RESTITUTION, LA
COMMUNICATION, INTERNET, LES REGISTRES.
Les réunions publiques en général
· Elles bénéficient d’une appréciation positive, même s’il est indiqué que les débats ne
se déroulent pas là.
· Le système des interventions par écrit sont perçus comme pouvant favoriser les
échanges.
La réunion de restitution
· Selon quelques « évaluateurs » le fait de l’engagement des élus sur les
recommandations est très positif, mais la parole n’a pas été suffisamment donnée à
la salle.
La communication
Elle fait l’objet de plusieurs observations :
· Etonnement quant au décalage de moyens mis en oeuvre pour la réunion de
restitution, en comparaison de ceux mis au service des ateliers. Comment ceci
s’explique t’il ? Quelles priorités ? et une question qui en découle pour l’un des
« évaluateurs » : y avait il vraiment volonté à ce qu’il y ait du monde dans les
ateliers ?
· Qualifiée par ailleurs d’insuffisante. Il conviendrait de mobiliser davantage les médias
locaux.
· Nous rappellerons enfin, succinctement formulées à propos des ateliers : le retard de
livraison des tracts, la formulation des thèmes inadaptée aux habitants etc..
Et sur les sites Internet ?
· Ils sont perçus comme nécessaire même si ça n’est pas l’endroit essentiel des débats.
9
· Il est noté l’absence d’informations sur les sites des Mairies, et également l’absence
de forum..
· Le site de la Cub , celui de Médiations environnement, ont été perçus comme ayant
permis un accès aux informations et des échanges par forum.
Les registres
· Il faut les conserver, indiquent ceux qui se sont exprimés. Pour une meilleure
efficacité. Leur ouverture devrait être précédée d’une information associative
permettant de prévenir et d’y intéresser les citoyens.


LE COMITE PERMANENT DE LA CONCERTATION
Composition et participation :
· Il est noté la faible présence de la société civile parmi les associations, et la
nécessité de s’ouvrir à d’autres représentations.
· Une association6 indique que « la représentativité, les motivations et la transparence
de certains participants au CPC, ont pu faire débat ». Aucune précision concrète ne
venant montrer le fondement de ces propos, nous ne pouvons que les citer, restant
interrogatif quant à leur degré pertinence.
· L’absence des élus fait encore une fois l’objet de remarques. La municipalité de
Bègles se démarque quelque peu de ces observations, puisque depuis l’automne
2010, des élus furent présents et impliqués en Cpc, ainsi que d’ailleurs dans les
ateliers, parfois accompagnés de personnel municipal. Remarque valable pour Floirac
quoique dans une bien moindre mesure.
Il convient de s’arrêter quelque peu sur ce point. Si l’on considère l’implication des élus des
mairies concernés dans la Cub, initiatrice de cette concertation, on ne peut que remarquer le
décalage existant entre l’approbation politique de cette concertation et l’investissement
local qui n’a pas suivi, rappelons les remarques effectuées à ce propos : Pas d’action des
mairies pour mobiliser la population vers les réunions publiques et les ateliers, pas ou peu de
participation (sauf en fin pour Bègles) dans le Cpc et dans les ateliers, absence d’information
dans les moyens d’informations municipaux (internet, journaux ?).
Indéniablement le concours des mairies, en complément de celui des associations (qui le
plupart ont été les seules à avoir distribué l’information dans les boites au lettres et les
commerces) aurait pu contribuer à la mobilisation des habitants pour cette concertation.
A cet égard la perception de l’un des évaluateurs vaut d’être notée : « on consulte le public
parce qu’on ne peut pas faire autrement (élus villes)… c’est l’intercommunalité qui porte la
concertation…et on présente les résultats aux élus « locaux » à la fin »
6 Bilan Relai C du 5 janvier 2011
10
L’avenir, avec ses futures expériences dira si l’on peut expliquer ce constat par la nouveauté
de l’expérience, qui serait mieux investie une fois prochaine, ou bien par une certaine
réticence des élus locaux devant ces nouvelles expériences de démocratie locale, propices à
libérer davantage la parole citoyenne.
Mais revenons au Cpc :
Contenu des échanges
· Perçus comme abstrait en début d’exercice, et ne permettant pas à tous de suivre,
des difficultés de compréhension du « langage » utilisé dans cette instance
(politique, technique etc…).
· Le qualificatif de « constructif » de, « confiance » et de « sérénité », sont évoqués
pour les qualifier.
· Une sorte de « synergie » a pu être ressentie du fait de la mise en présence de
membres, associatifs, élus, et techniciens. Mais cependant la durée n’est pas
considérée comme suffisante pour « asseoir » la dynamique de cette instance. Cette
dynamique demanderait à être travaillée quant à l’enchaînement de ses différentes
phases, et pour mieux faire circuler l’information entre membres
Les fonctions du Cpc, oui mais peut mieux faire
Des réponses données à ce propos l’on retiendra qu’elles n’ont pas été complètement
remplies :
· En ce qui concerne l’information, avec notamment l’absence de suite à la lettre du
Cpc (n°1 mais pas de n° 2) et celle, très regrettable de communication vers
l’extérieur. Le Cpc est en quelque sorte resté « en vase clos » avec les conséquences
quant à la perception par certains habitants et élus, indique une association.
· En ce qui concerne la question des alternatives, il est noté que le Cpc n’en a pas
envisagé d’autres que celles concernant le type de franchissement. Il n’a pas envisagé
par exemple un endroit différent pour le franchissement (formulation d’une
association7).


LES GARANTS
Des réponses contenues dans la grille d’évaluation émerge une impression de satisfaction
générale quant au rôle qu’ils ont joué, avec quelques commentaires : indépendance,
compétence, écoute, médiateur entre les parties.
7 Bilan Relai C du 5 janvier 2011
11
Sauf pour une association8 qui souligne « l’omniprésence du (ou des) garant (s) de la
concertation et l’incroyable absence des élus politiques locaux ont rapidement scellé le
contexte particulier de cette concertation » Affirmation qui demanderait a être précisée
voire étayée, puisque notamment cette omniprésence des garants, ne semble pas
correspondre à la réalité : les garants n’ayant pas participé aux ateliers.
Et par ailleurs ne peut on pas dire que le rôle de garant suppose justement de pouvoir
observer le plus possible les différentes phases de la concertation, donc d’être le plus
possible présents ?
Une certaine curiosité s’exprime visant à ce que le Cpc soit davantage informé « sur ce qu’ils
ont eu à faire pour faciliter le travail »


LA CONCERTATION, ET LES BUTS PROPRES AUX ASSOCIATIONS
Question non contenue dans la charte, mais cependant essentielle : Quel effet ce dispositif
de concertation pouvait il avoir sur la dynamique de l’association, en rapport avec ses buts
propres ? Et au-delà quel effet sur la démocratie locale , au travers de la mobilisation
associative inhérente à cette concertation ?
Les réponses données là aussi indiquent
· Une satisfaction partagée quant à la cohérence avec les buts de l’association
(défense cadre de vie, prendre connaissance, débattre, proposer).
· Une satisfaction et une appréciation positive unanimement partagée à propos des
mises en commun, des échanges d’expériences, des rencontres, avec les autres
associations en particulier.
Ces dernières remarques et les perspectives qu’elles semblent pouvoir ouvrir conduisent
logiquement à passer au paragraphe des conclusions qui sera basé sur les commentaires des
« évaluateurs »


CONCLUSIONS ET MISES EN PERSPECTIVES
Pour commencer, laissons la « parole » à l’un des « évaluateurs » : « Cette concertation
montre aux élus que les associations de protection de l’environnement sont sérieuses et …le
sérieux, la confiance et la confrontation d’idée qui aboutit à des propositions constructives
qui doivent être suivies et portées par tous ».
A propos de la suite, les questions ne manquent pas, mais également les propositions :
8 Ibid.
12
Questions qui subsistent :
· « Inquiétudes quant au flux de circulation générés par les projets Euratlantique et
autres ».
Propositions pour suivre et prolonger le processus de concertation. On peut noter dans les
réponses données que les « évaluateurs » et leurs associations ne comptent pas s’en arrêter
là (ceci s’exprimait dans une des recommandations).
· L’évaluation complète de cette concertation, pourra être faite au vu de la manière
dont les recommandations seront prises en compte dans les décisions de la Cub à
propos du pont. Il faut donc s’en informer, pouvoir suivre le processus.
· Il conviendra de créer les conditions de la mobilisation et de la vigilance citoyenne
jusqu'à la complète réalisation de projet.
· Il faudra pouvoir exercer un suivi de l’impact des chantiers.
Et pour cela :
· Obtenir la pérennité de la concertation, la rendre permanente et transversale de
l’ensemble des projets du territoire concerné, notamment de ceux relatifs à
l’opération Euratlantique, sur les différentes villes, et au cours de ses différentes
séquences. Les présidences de la Cub et d’Euratlantique étant à présent assurées par
le même élu, n’y a t’il pas là un atout permettant de faciliter l’articulation entre les
différents projets dépendant de ces deux institutions ?
· Favoriser la «coordination des associations concernées par les projets, de leurs
expériences, de leurs idées etc.., « favoriser une éthique de la responsabilité ».
Et même plus précisément pour commencer :
· Une association9 propose d’aider à mettre en place un outil de communication et une
contribution d’étudiants d’universitaires.
-------------------
A la suite de cette concertation, à partir de ses réussites mais aussi des insuffisances qui ont
été mises en évidence, des perspectives s’entrouvrent, ébauchées par des membres
représentants de la société civile.
Ce ne sont là probablement que des tâtonnements mais il s’agit aussi et surtout de
l’expression d’une volonté de développer les expériences de démocratie locale sur des
valeurs partagées et une certaine idée du bien commun, en recherchant ou s’essayant à des
formes d’organisation nouvelle ou complémentaires à celles qui existent déjà et qui
paraissent aujourd’hui insuffisantes.


M.L. Bègles le 23 février 2011


9 L’association Aquitaine Alternatives

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